I - Accouchement réussi, c’est un garçon !

5 ans après The Nomad Soul, Quantic Dream accouche enfin de sa seconde production. Fahrenheit est un jeu donc, ca c’est sur….Mais un jeu pas comme les autres. Je serais bien incapable de donner un genre précis qui lui corresponde. Disons entre l’aventure et l’action.

Mais que c’est il passé par une froide nuit de janvier dans ce petit restaurant new yorkais ??? Voila la question à laquelle Lucas Kane va tenter de répondre tout au long de Fahrenheit. Notre ami Lucas Kane est un homme bien ordinaire (ce qui est loin d’être un drame) qui mène sa petite vie tranquille et anonyme à New York. Un soir qu’il prend son repas dans un petit restaurant il perd le contrôle de son corps et commet un horrible crime dans les toilettes. Voila le pitch du jeu.

II - Le physique de l’enfant

Un constat s’impose, le jeu est moche. Les textures sont floues, les personnages sont taillés comme des vieux rochés et les détails manquent cruellement. En résumé, le jeu est loin de tirer partie des possibilités de la Xbox.

Deuxième point, le Son. Alors de ce coté c’est l’opposé des graphismes ! Les mélodies sont superbement composées, elle accompagne toujours l’action et font mouches à chaque fois. De plus, plusieurs groupe on crée un BO pour l’intro, les scènes importantes et pour le générique de fin. Bref, c’est le sans fautes.

Troisième point, l’animation. Quantic Dream a usé et abusé de la motion capture pour faire vivre les personnages est la encore c’est un sans faute. En effet, les personnages bougent avec un naturel incroyable et les expressions de leur visage sont criantes de vérité (pas de réaliste par contre).

En résumé, le jeu est moche mais tout le reste est parfait.

III – Un enfant moche mais il a un charme fou !

Parlons un peu maintenant du jeu en lui-même. Le parti pris des développeurs était clairement de créer un film interactif plus qu’un jeu vidéo classique. Le scenario suit donc une trame commune mais il peut être changé par les actions et les choix du joueur. Ainsi, si par exemple vous choisissez de faire confiance a une personne, le scenario pour la suite ne sera pas le même que si vous aviez refusé.

La mise en scène du jeu tranche aussi beaucoup avec les jeux vidéo classiques. Souvent l’écran se coupe en deux, trois voir quatre fenêtres pour vous montrez plusieurs angles de vu de l’action ou plusieurs actions différentes. On croirait regarder un épisode de 24 en clair.

 

Enfin le système de commande est lui aussi original. Vous diriger votre personnage de façon classique mais les actions se font via le stick analogique droit (que l’on utilise rarement en général). Un exemple concret : Pour ouvrir une porte, pas de bouton utiliser mais plutôt un mouvement vers le bas pour simuler le fait qu’on tire la porte vers soi ou encore un mouvement vers la gauche ou la droite pour ouvrir un placard. Et pendant les scènes cinématiques nous sommes mis à contribution. Il faut effectuer une série de mouvement pendant la scène pour que celle-ci ce déroule correctement. Si cette idée nous implique a chaque instant du jeu elles ont le défaut de nuire a la bonne vision de la scène car on a tendance a se concentrer sur l’affichage du code couleur sans pouvoir regarder la scène tranquillement. Mais elles font monter la pression et ça c’est un bon point.

IV – Pour conclure

Pour conclure Fahrenheit est un jeu inclassable, servi par une réalisation superbe (mis à part les graphismes j’entends), plein de bonnes idées, et surtout doté d’un scenario en béton. De plus l’histoire se modifiant aux grés des parties il est doté d’une bonne durée de vie puisque l’on y reviendra pour connaître les différentes possibilités.